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Les apprentis doivent être capables de « construire une compétence en mouvement » (Journée Franco-Allemande de la formation professionnelle et de l’apprentissage)

« La digitalisation et la mondialisation vont profondément modifier le marché du travail. Certains métiers vont disparaitre, d’autres vont émerger. Comment former les apprentis d’aujourd’hui à ces métiers que l’on ne connaît pas encore ? Aujourd’hui nous travaillons étroitement sur cet enjeu avec les entreprises allemandes, via l’AHK » [1], déclare Gilbert Simpflin, président de la Chambre de commerce et d’industrie Grand-Est lors de la cinquième Journée Franco-Allemande de la formation professionnelle et de l’apprentissage, organisée par la Chambre franco-allemande de commerce et d’Industrie. Celle-ci s’est tenue dans les locaux du groupe d’assurance Allianz, à la Défense, le jeudi 24 mai dernier. La première table ronde de la journée était consacrée aux compétences clés nécessaires à l’intégration des jeunes et à la compétitivité de l’entreprise.

Savoir s’adapter

Le président de l’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie), Philippe Darmayan fait valoir le rôle de fédérations professionnelles telles que la sienne. « Le gouvernement a lancé une démarche qui va conduire au vote d’une nouvelle loi promouvant l’apprentissage. Pour cela, il donne la main aux branches professionnelles. Les entreprises de l’UIMM rassemblent aujourd’hui 15 000 alternants. Nous devons donner envie aux jeunes », déclare-t-il.

Franck Houdebert, DRH pour l’un des leaders de la distribution électrique modulaire, Hager Group, souligne qu’au delà de la maîtrise des nouvelles technologies, les jeunes recrues et notamment les apprentis devront savoir évoluer. «  Aujourd’hui, nous sommes plus attentifs à la capacité à s’adapter à partir des compétences de bases que l’on possède », dit-il.

S’imprégner de la culture de l’autre

«  Dans les années qui viennent, nous allons davantage insister sur l’ouverture et le fait de savoir travailler en mode projet », poursuit Jean-Marc Petat, directeur développement durable, communication institutionnelle et affaires publiques chez BASF France. BASF recrute 130 alternants par an, et en recrute 30 % à l’issue de leur contrat. Partenaire de l’Ofaj [2], il mise notamment sur le couple franco-allemand pour recruter des jeunes auxquels il propose des carrières internationales au niveau du groupe.

Reste à attirer les jeunes vers la voie de l’alternance et les opportunités qu’elle offre. Il s’agit là d’un enjeu de premier ordre pour le ministère de l’Éducation et de la Recherche de la République fédérale d’Allemagne, comme le précise l’un de ses représentants, le Dr. Henk van Liempt. «  Nous avons lancé un programme qui s’intitule “ sans clichés ”, qui consiste à mener des actions de sensibilisation dès le collège », dit-il. Il insiste également sur la nécessité d’aplanir les difficultés pratiques et administratives pour les différents acteurs.

[1] Réseau de chambres de commerce allemandes à l’étranger.

[2] Office franco-allemand pour la jeunesse.

Mis en ligne le 28 mai 2018 sur Le quotidien de la formation