La proximité, horizon partagé des Cadres de certifications en Europe


La note d’information du Cedefop propose des exemples de CNC de différents pays, qui donnent à voir des choix singuliers en réponse à ces enjeux partagés.

Mise en correspondance des certifications de 39 pays

Le CEC permet de relier les CNC des pays d’Europe, à travers une grille de 8 niveaux d’acquis d’apprentissage. Le référencement de chaque CNC impose ainsi d’établir une correspondance entre les niveaux nationaux attribués aux certifications, et ceux du CEC. Ce processus offre des garanties de qualité, transparence et comparabilité, qui s’appliquent à des cadres nationaux très hétérogènes.

Au total, 39 pays [[États membres de l’UE, pays de l’AELE (Islande, Norvège, Liechtenstein et Suisse), pays candidats à l’adhésion (Albanie, Macédoine du Nord, Monténégro, Serbie et Turquie), pays candidats potentiels (Bosnie-Herzégovine, Kosovo) et Royaume-Uni]] coopèrent à travers le CEC, dont 36 ont achevé le référencement de leur CNC.

Se rapprocher des citoyens et des employeurs

Au niveau européen, le nouveau portail Europass se veut être un « guichet unique » offrant un point d’accès aux certifications des différents CNC. Europass permet de comparer les cadres de certifications de deux pays, en accédant à des exemples de qualifications pour chaque niveau du CEC.

De plus, le portail intègre une base de données sur l’offre de formation et de qualifications à l’échelle européenne [[Précédemment dénommée « LOQ  : learning opportunities and qualification »]].

Lisibilité

Au niveau national, chaque cadre répond à des enjeux de lisibilité : pour permettre aux individus de choisir une certification, pour garantir aux employeurs un certain niveau de qualification, pour aider les acteurs à positionner de nouvelles certifications …

L’Italie offre ici un exemple de présentation sous la forme d’un atlas des emplois et des certifications, qui facilite la navigation dans une base de données référençant 4 000 certifications régionales.

Flexibilité versus fragmentation

Un autre enjeu partagé porte sur la reconnaissance de « micro – compétences » [[La notion de  « micro-compétences » utilisées dans la note d’information du Cedefop, correspond peu ou prou à celle de « blocs de compétences » dans le cadre français (RNCP)]]. Une tendance consiste à permettre la reconnaissance d’acquis d’apprentissages ne correspondant qu’à une partie d’une certification. La Finlande a ainsi commencé à attribuer des niveaux à des « modules de compétences ».

L’Autriche, de son côté, est train d’élargir son cadre de certifications : en facilitant l’intégration en son sein de certifications acquises via l’éducation des adultes ou l’animation socio-éducative par exemple. A destination des prestataires de formation souhaitant référencer leurs certifications dans le CNC, 6 points de services fournissent aide et conseil.

Permettre une acquisition partielle des certifications, élargir le périmètre des apprentissages qui peuvent être reconnus, visent à des systèmes « plus flexibles ». Certains arguments s’y opposent, en soulignant les risques de fragmentation inhérents : la multiplication des références peut faire perdre en lisibilité un cadre de certifications, et finalement ne plus faciliter la construction de parcours de formation « solides ».

Enfin, la note d’information du Cedefop souligne la nécessité d’une coopération européenne pour mieux comprendre les contenus et profils des certifications de chaque pays, afin de « permettre l’intégration des certifications au-delà des frontières et des systèmes ».

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